Le jour où j’ai repris le sport – La zumba

La semaine passée, je vous ai raconté comment je me suis mise au sport. Courir étant peu conciliable avec un hiver nordiste, j’ai suivi ma cousine dans un sport d’intérieur : la zumba.

Pour tout vous dire, je l’ai suivie pour lui faire plaisir. Parce que moi, la zumba, ça ne m’attirait pas du tout.

Ca m’évoquait : des chorégraphies alambiquées sans queue ni tête, des dames aux boules rebondis et aux sourires de synthèse et de la musique kitsch digne d’un Club Med. L’activité à la mode. Nos mamans ont eu l’aérobic et Véronique et Davina, nous nous avons la Zumba.

Zumba 4

On me vantait ses mérites : s’éclater, se lâcher, suer, se muscler.

Si j’étais plutôt d’accord avec « s’éclater » et « se lâcher », je me disais que « suer » c’était seulement valable si la salle était surchauffée et je pouffais intérieurement de rire avec « se muscler ».

C’est pas un sport, si ?

C’est avec toutes mes idées préconçues que je suis arrivée au premiers cours. Avec mes idées préconçues et une certaine appréhension : je porte moins bien le leggings que la femme-type « zumba », je n’ai pas le rythme dans la peau (dixit mes profs de musique) et je n’ai aucune coordination (dixit tous ceux qui m’ont vue danser un jour).

Bonne surprise numéro un : le cours est composé de femmes : plus vieilles que moi, plus jeunes que moi, plus rondes que moi, plus minces que moi. Bref, il y a de tout, c’est très hétéroclite, pas de quoi se sentir le vilain petit canard de la bande. Il n’y a que la prof qui semble toute droit sortie d’une vidéo youtube.

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Bonne surprise numéro deux : pas de Zumba eh ! Zumba ha ! Bon nous avons bien Viva la vida ! Viva la musica ! qui semble écrite par Violetta elle-même.

Sinon nous dansons sur les Jackson Five, sur Pitbull, sur les Black Eyed Peas et même sur mon chouchou dites donc :

Je sais ce que vous vous demandez : me suis-je ridiculisée ?

Mon cerveau a eu du mal à comprendre ce que les pieds de la prof faisaient, et mes pieds encore plus de mal à reproduire. Croiser leur fait irrémédiablement perdre la boule. Tenir en équilibre sur une jambe : infaisable ! Sauter croiser : bande de malades !

Malgré tout, je pense que ç’aurait pu être pire.

Je me suis bien amusée, j’ai sué eh oui et le lendemain je découvrais des muscles dont j’ignorais l’existence. On se muscle donc bien à la zumba.

La troisième bonne surprise je l’ai eue en notant ma séance dans mon FitnessPal : et boum, 453kcal de brûlées ! Moi aimer zumba.

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Le jour où j’ai repris le sport – Le footing

Déjà il faut clarifier les choses : peut-on parler de reprise lorsque ça fait 13 ans qu’on n’a pas chaussé de baskets hormis pour accompagner la classe de maternelle en sortie à la ferme ?

La dernière fois que j’avais couru pour le plaisir (c’est-à-dire pas après SirPouetPouet pour lui apprendre à faire du vélo), c’était avec mon papa et je portais encore du 75a. Autant dire depuis une éternité.

Au collège le sport m’a juste permis de découvrir à quel point je n’avais ni coordination, ni sens de l’équilibre, ni sens de l’orientation (ah les fameuses boussoles), ni esprit de compétition.

Au lycée mes meilleurs cours de sport étaient ceux que je séchais avec les copines, tapies derrière les collines d’herbe, à regarder les camarades en nous réjouissant de ne pas être avec eux.

J’étais mauvaise, je n’aimais pas le sport, j’avais acquis ces deux certitudes et profitais allègrement de ma vie de sédentaire, me musclant juste les doigts avec mon clavier.

Et puis l’envie d’aller courir m’a prise, un beau jour comme ça, sans prévenir. Une envie d’air pur, de liberté, de prendre soin de moi en commençant par prendre soin de mon corps, de me retrouver en tant que femme et plus seulement en tant que maman de 4 enfants.

Première étape (indispensable) : Decathlon

J’ai dû bien hésiter une heure devant les différentes paires de running proposées. Je n’aurais pas été plus perdue et ignorante à Bricoman. Je les ai choisies tout terrain (Dieu sait jusqu’où elles m’amèneront) et rose.

J’ai aussi pris leggings, t-shirt, toute la panoplie de la parfaite sportive.

Deuxième étape : j’ai téléchargé Endomondo, vous savez l’appli pour smartphone qui calcule votre vitesse et vous note votre itinéraire ? Et Spotify aussi, afin d’être accompagnée par la musique. Charlie Winston je te love.

Troisième étape : la plage

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Il n’y a pas d’endroit plus agréable pour courir. Et bonne surprise (sur le coup), je ne suis pas la seule sportive à avoir cette idée de bon matin. Je mets les écouteurs dans mes oreilles, je lance mes nouvelles applis et go !!!

9h Le son des vagues qui clapotent. L’odeur saline qui vivifie. Le vent qui caresse mon visage. Un pur bonheur. L’impression d’être vivante, enfin. De ressentir chacun des pores de ma peau, chacune des cellules de mon corps. De ne faire qu’un avec la nature. Le monde est à moi ! I believe I can fly !

9h10 Remettre pour la 10ème fois l’oreillette. A la 11e laisser tomber. Au revoir Charlie.

9h15 Me faire dépasser par l’archétype de la sportive : grande, élancée, blonde, queue de cheval, tenue de compet’ (pas du Decathlon c’est certain).

Running

Redoubler de vitesse pour ne pas trop me laisser distancer. Penser très fort : « Je suis une maman de 4 enfants hein ! On verra quand t’auras des gosses si tu feras autant la maligne !  » pour que ça clignote sur mon front.

9h20 Perdre : de la distance, mon souffle, mon honneur. Prétexter un lacet défait.

9h30 M’écrouler dans la voiture avec une envie de vomir monstrueuse et un rythme cardiaque qui ne veut plus ralentir. Penser que je vais mourir là. Chercher un mouchoir : dans la boite à gants, dans les vides poches, sur le sol. Bordel de merde. Finir par me moucher dans une chaussette d’enfant.

9h35 Penser à éteindre Endomondo. Ne pas être mécontente de ma performance, pour une première fois.

J’ai été courir deux fois par semaine tout septembre, octobre et novembre. J’ai appris à ne plus vouloir me surpasser, à écouter mon corps et mon rythme. Et à y prendre du plaisir. Je me suis même trouvé une copine de course ce qui est plutôt sympa.

Malheureusement mauvais temps oblige je suis en pleine trêve hivernale. Mais je n’ai pas pour autant stopper tout exercice physique. La semaine prochaine je vous raconte mes débuts à la zumba !

PS : Ceci est un billet sponsorisé par mangerbouger.fr

Je ne suis officiellement plus une maman de jeune enfant

Depuis le 17 novembre je ne suis officiellement plus une maman de jeune enfant.

Bye la PAJE, la poussette, le terrible two, les bavoirs, l’appellation jeune maman, le rayon bébé pour les fringues, la gratuité à la piscine, l’excuse de la grossesse pour le manque d’abdos, les jouets qui font également mal aux yeux et aux oreilles, les soi-disant collègues maman au foyer qui étaient juste en congé parental en fait, les mamies qui gagatisent au supermarché.

Bonjour les nuits complètes, les kinder surprises, les dialogues constructifs, les playmobils et les barbies, le collier de nouilles pour la fête des mamans, le cinéma et la cantine si je veux. Et LA question : « tu vas faire quoi maintenant ? » *

Ça va, je le vis bien.

* la réponse à la question est : prendre mon petit-déjeuner. Et vous ?

Vive les soldes… avec des enfants !

Parfois, je me demande si on ne m’a pas inoculé une drôle de maladie le jour de mon premier accouchement. Une maladie dégénérative de neurones.

Ce devait être le début du billet d’aujourd’hui. Je vous aurais raconté à quel point j’ai changé intrinsèquement le jour où je suis devenue maman. Ca vous aurait peut-être plu.

Vous le saurez vendredi prochain car j’ai changé d’avis.

Je n’ai pas pu m’empêcher aujourd’hui de vous parler d’un sujet d’actualités des plus importants.

Oui, aujourd’hui, nous parlerons des soldes.

S’il y a bien une chose qui a complètement changé dans ma vie depuis que je suis maman, hormis les marques de panda sur mon visage et la cicatrice d’un petshop sous la plante de pied, c’est ma façon de faire les soldes !

Soldes

Avant, j’y allais dès le premier jour pour profiter de l’ambiance (oui moi j’aime la foule) et des meilleures affaires.

Maintenant, j’y vais quand je trouve le temps, entre les horaires d’école et de basket.

Avant, je faisais Darjeeling, André, Morgan…

Maintenant, je fais Tape à l’Œil, Okaïdi et Orchestra…

Avant, j’achetais au coup de cœur.

Maintenant, j’y vais avec une liste aussi longue que si je faisais mon plein de courses à Carrefour : Un legging en 12 ans, un pull en 8 ans, un manteau en 6 ans, etc.

Avant, j’y allais seule ou avec Super-Copine. Nous prenions notre temps…

Maintenant, j’y vais accompagnée de mes quatre enfants… Je n’ai plus le temps de rien…

Avant, avec Super-Copine, les essayages c’était fun ! Nous essayions pleins d’articles trop chers, trop glamour, trop flûtes (cf Florence Foresti) juste pour le plaisir d’essayer, de s’imaginer dans la peau d’une autre, de rire un peu. Nous nous prenions pour Pretty Woman.

Maintenant, les essayages, c’est comique ! Style humour burlesque. À mes dépens. MissTinguette (9 ans et demi) ADORE faire les magasins et insiste toujours pour que j’essaie des vêtements improbables : une robe à fleurs que pourrait porter ma belle-mère, un jean déchiré, réplique exacte de celui que je portais à 15 ans quand je me prenais pour une vraie rebelle… Je suis tour à tour Angela Bower et Angela, 15 ans

L’une des pires hontes de ma vie s’est d’ailleurs produite dans une de ces cabines d’essayage. Je vous raconte ?

C’était chez Mim. J’étais comme toujours avec mes quatre affreux. Les cabines sont toutes petites chez Mim, alors que je les avais laissés derrière le rideau, leur recommandant de ne pas bouger et de ne toucher à rien. Maman ne sera pas longue. J’étais en train d’enlever la jolie robe que je venais d’essayer pour un mariage lorsque SirPouetPouet, qui avait dû me trouver bien trop longue, a ouvert en grand le rideau, offrant aux clientes du magasin une vue franche sur ma lingerie et mes fesses mortes de honte. J’ai attrapé SirPouetPouet par le bras, l’ai attiré dans la cabine et ai refermé le rideau. Après ça, j’ai attendu 10mns histoire d’être certaine de ne pas croiser les regards moqueurs des personnes connaissant la couleur de ma petite dentelle…
 » Tu viens maman ?
– J’arrive chéries !
– T’es longue ! Tu fais quoi ?

– J’arrive je te dis ! »

Avant, j’étais une cliente discrète.

Maintenant, plus moyen de passer inaperçue. Je suis la maman poule, suivie de ses trois poussins et en train d’essayer de manoeuvrer une poussette (mais c’est quoi cette idée de faire des rayons aussi serrés !) de laquelle une petite deuzans essaie de s’échapper en sautant en marche à peu près toutes les deux minutes.

Avant, je repartais avec deux trois petits sacs tous mignons.

Maintenant, il me faudrait un troisième bras pour pouvoir porter tous mes achats (ha c’est à ça que sert la poussette en fait !)

C’est pourquoi cette année j’ai décidé de faire les soldes sur le Net !
C’est fabuleux ! Rester assise sur sa chaise préférée tout en se composant de nouvelles tenues !
Baver sur de jolis accessoires, s’extasier sur des prix tous doux, pouvoir se composer un super panier, se raviser par deux fois, prendre enfin sa décision, cliquer sur valider et… Ooooops en raison d’une forte affluence sur notre site blablabla. Aaaaaargh !!!

Avant, j’adorais les soldes.

Maintenant, je les exècre !