Le jour où j’ai repris le sport – La zumba

La semaine passée, je vous ai raconté comment je me suis mise au sport. Courir étant peu conciliable avec un hiver nordiste, j’ai suivi ma cousine dans un sport d’intérieur : la zumba.

Pour tout vous dire, je l’ai suivie pour lui faire plaisir. Parce que moi, la zumba, ça ne m’attirait pas du tout.

Ca m’évoquait : des chorégraphies alambiquées sans queue ni tête, des dames aux boules rebondis et aux sourires de synthèse et de la musique kitsch digne d’un Club Med. L’activité à la mode. Nos mamans ont eu l’aérobic et Véronique et Davina, nous nous avons la Zumba.

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On me vantait ses mérites : s’éclater, se lâcher, suer, se muscler.

Si j’étais plutôt d’accord avec « s’éclater » et « se lâcher », je me disais que « suer » c’était seulement valable si la salle était surchauffée et je pouffais intérieurement de rire avec « se muscler ».

C’est pas un sport, si ?

C’est avec toutes mes idées préconçues que je suis arrivée au premiers cours. Avec mes idées préconçues et une certaine appréhension : je porte moins bien le leggings que la femme-type « zumba », je n’ai pas le rythme dans la peau (dixit mes profs de musique) et je n’ai aucune coordination (dixit tous ceux qui m’ont vue danser un jour).

Bonne surprise numéro un : le cours est composé de femmes : plus vieilles que moi, plus jeunes que moi, plus rondes que moi, plus minces que moi. Bref, il y a de tout, c’est très hétéroclite, pas de quoi se sentir le vilain petit canard de la bande. Il n’y a que la prof qui semble toute droit sortie d’une vidéo youtube.

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Bonne surprise numéro deux : pas de Zumba eh ! Zumba ha ! Bon nous avons bien Viva la vida ! Viva la musica ! qui semble écrite par Violetta elle-même.

Sinon nous dansons sur les Jackson Five, sur Pitbull, sur les Black Eyed Peas et même sur mon chouchou dites donc :

Je sais ce que vous vous demandez : me suis-je ridiculisée ?

Mon cerveau a eu du mal à comprendre ce que les pieds de la prof faisaient, et mes pieds encore plus de mal à reproduire. Croiser leur fait irrémédiablement perdre la boule. Tenir en équilibre sur une jambe : infaisable ! Sauter croiser : bande de malades !

Malgré tout, je pense que ç’aurait pu être pire.

Je me suis bien amusée, j’ai sué eh oui et le lendemain je découvrais des muscles dont j’ignorais l’existence. On se muscle donc bien à la zumba.

La troisième bonne surprise je l’ai eue en notant ma séance dans mon FitnessPal : et boum, 453kcal de brûlées ! Moi aimer zumba.

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Le jour où j’ai repris le sport – Le footing

Déjà il faut clarifier les choses : peut-on parler de reprise lorsque ça fait 13 ans qu’on n’a pas chaussé de baskets hormis pour accompagner la classe de maternelle en sortie à la ferme ?

La dernière fois que j’avais couru pour le plaisir (c’est-à-dire pas après SirPouetPouet pour lui apprendre à faire du vélo), c’était avec mon papa et je portais encore du 75a. Autant dire depuis une éternité.

Au collège le sport m’a juste permis de découvrir à quel point je n’avais ni coordination, ni sens de l’équilibre, ni sens de l’orientation (ah les fameuses boussoles), ni esprit de compétition.

Au lycée mes meilleurs cours de sport étaient ceux que je séchais avec les copines, tapies derrière les collines d’herbe, à regarder les camarades en nous réjouissant de ne pas être avec eux.

J’étais mauvaise, je n’aimais pas le sport, j’avais acquis ces deux certitudes et profitais allègrement de ma vie de sédentaire, me musclant juste les doigts avec mon clavier.

Et puis l’envie d’aller courir m’a prise, un beau jour comme ça, sans prévenir. Une envie d’air pur, de liberté, de prendre soin de moi en commençant par prendre soin de mon corps, de me retrouver en tant que femme et plus seulement en tant que maman de 4 enfants.

Première étape (indispensable) : Decathlon

J’ai dû bien hésiter une heure devant les différentes paires de running proposées. Je n’aurais pas été plus perdue et ignorante à Bricoman. Je les ai choisies tout terrain (Dieu sait jusqu’où elles m’amèneront) et rose.

J’ai aussi pris leggings, t-shirt, toute la panoplie de la parfaite sportive.

Deuxième étape : j’ai téléchargé Endomondo, vous savez l’appli pour smartphone qui calcule votre vitesse et vous note votre itinéraire ? Et Spotify aussi, afin d’être accompagnée par la musique. Charlie Winston je te love.

Troisième étape : la plage

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Il n’y a pas d’endroit plus agréable pour courir. Et bonne surprise (sur le coup), je ne suis pas la seule sportive à avoir cette idée de bon matin. Je mets les écouteurs dans mes oreilles, je lance mes nouvelles applis et go !!!

9h Le son des vagues qui clapotent. L’odeur saline qui vivifie. Le vent qui caresse mon visage. Un pur bonheur. L’impression d’être vivante, enfin. De ressentir chacun des pores de ma peau, chacune des cellules de mon corps. De ne faire qu’un avec la nature. Le monde est à moi ! I believe I can fly !

9h10 Remettre pour la 10ème fois l’oreillette. A la 11e laisser tomber. Au revoir Charlie.

9h15 Me faire dépasser par l’archétype de la sportive : grande, élancée, blonde, queue de cheval, tenue de compet’ (pas du Decathlon c’est certain).

Running

Redoubler de vitesse pour ne pas trop me laisser distancer. Penser très fort : « Je suis une maman de 4 enfants hein ! On verra quand t’auras des gosses si tu feras autant la maligne !  » pour que ça clignote sur mon front.

9h20 Perdre : de la distance, mon souffle, mon honneur. Prétexter un lacet défait.

9h30 M’écrouler dans la voiture avec une envie de vomir monstrueuse et un rythme cardiaque qui ne veut plus ralentir. Penser que je vais mourir là. Chercher un mouchoir : dans la boite à gants, dans les vides poches, sur le sol. Bordel de merde. Finir par me moucher dans une chaussette d’enfant.

9h35 Penser à éteindre Endomondo. Ne pas être mécontente de ma performance, pour une première fois.

J’ai été courir deux fois par semaine tout septembre, octobre et novembre. J’ai appris à ne plus vouloir me surpasser, à écouter mon corps et mon rythme. Et à y prendre du plaisir. Je me suis même trouvé une copine de course ce qui est plutôt sympa.

Malheureusement mauvais temps oblige je suis en pleine trêve hivernale. Mais je n’ai pas pour autant stopper tout exercice physique. La semaine prochaine je vous raconte mes débuts à la zumba !

PS : Ceci est un billet sponsorisé par mangerbouger.fr

Maman au foyer… sans enfants !

J’ai testé pour vous (oui, enfin, pour moi soyons clairs) : être maman au foyer sans enfants !

Et oui, depuis septembre je n’ai plus de bébé à la maison. Mes quatre affreux sont tous scolarisés.

Depuis septembre j’erre dans la maison vide comme une âme en peine. Je dépose mes enfants à l’école puis je commence le décompte des minutes qui me sépare de leur retour. Je me sens comme mon chez-moi : vide.

Non mais réellement ? Vous y avez crû ?

Mais c’est le pied total !

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Je redécouvre un son étrange qu’il ne m’avait plus été donné d’entendre depuis 2004 : le silence (oui c’est plutôt une absence de sons en fait). Et vous savez quoi ? Ca fait du bien ! Je peux même entendre des voix au fond de ma tête, des voix qui ont ma voix ! Incroyable ! Ce sont mes propres pensées ! Je les croyais disparues, mais non, elles étaient juste inaudibles derrière le brouhaha d’une tribu de quatre !

Je suis une fly (terme désignant une pratiquante de la méthode de coaching personnel et de ménage FLYLADY) accomplie, enfin presque. Quelle plus belle motivation que de pouvoir enfin admirer le travail de mes efforts !

Je fais des choses pour moi. Toute seule. Sans culpabiliser. Je réalise enfin que non, regarder pour la douzième fois Clochette et la fée pirate n’est pas ce qu’on appelle prendre du temps pour soi. J’ai repris le sport (enfin, commencé, pour reprendre quelque chose il faut encore l’avoir déjà pratiqué auparavant) et j’ai un tas de projets en tête. C’est simple, je voudrais tout faire : apprendre l’anglais, la guitare, faire de la méditation, de la zumba et des saltos arrières en doublé piqué axel.

Je n’ai jamais été si douce, si zen, si heureuse d’être avec mes enfants que depuis septembre.

Alors quand on me demande quand je fais le number 5, j’ai juste envie de répondre WTF ! Et je découvre que beaucoup ne me voient que comme une maman. Je les surprendrais peut-être un jour.

PS : Je vous avoue tout de même que mon moment préféré de la journée se situe lors de la pause sieste–câlin avec ma toute petite MissTrouspette. Elle ne va pas encore à l’école l’après-midi et refuse tout net de se coucher si je ne reste pas à côté d’elle. Alors je ne me fais pas prier, j’embarque un bon bouquin (en ce moment Les étoiles de Noss Head, roman fantastique avec des loups-garous, des vampires, des bisous et des gros câlins) et je profite de ces moments de douceur, les derniers que m’offre mon bébé qui n’est plus beaucoup un bébé.

PS bis : Mon blog a eu un an hier. Joyeux bloganniversaire !

Ce que je n’avouerais jamais à ma meilleure amie – elle ne lit pas j’espère ?

J’ai la chance d’avoir de chouettes copines et une meilleure amie adorable avec qui je peux parler de tout. De rien.

Malgré tout, il y a certaines choses que je ne leur avouerais jamais !

 

 

Je ne lui dirais jamais :

 

* qu’elle a pris du poids. C’est un truc à entamer notre relation ça ! Par contre je lui recommanderais Myfitnesspal.

 

 

* qu’il y a des jours où j’ai une furieuse envie d’aller perdre mes enfants au fond des bois. Et je veillerais même bien soigneusement à ce que MissTrouspette n’emporte pas de petits cailloux au fond de ses poches, elle est petite mais maligne cette enfant.

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Ou encore plus jouissif : que j’ai envie de les planter tous là et de prendre le premier avion pour les Bermudes ! Rha, me faire dorer la pilule dans un tout petit itsi bikini à la Rihanna (m’en fous, je ne connais personne là-bas !), boire des sex on the beach en regardant l’eau turquoise. Etre sans enfants. Sans responsabilité aucune. Etre LIBRE.

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* que je n’ai pas envie de la voir et encore moins de l’entendre, que là tout de suite non je ne peux pas, je ne peux plus. Mon cerveau est tellement surchargé de « maman ! maman ! » qu’il ne peut plus recevoir la moindre information. DU SILENCE ! Il veut juste DU SILENCE !

 

* que ma maison quand elle n’est pas là ne ressemble pas toujours à celle qu’elle connaît quand elle est là.

Que parfois le sol de mon salon est tellement recouvert de jouets, d’affaires d’école, de vêtements (la cause à deux petits qui se désappent à chaque fois qu’ils sont mouillés, c’est-à-dire à chaque fois qu’ils boivent) etc. qu’on improvise un jeu de saute-mouton sans moutons.

Et que parfois, moi aussi je ne ressemble plus à ma photo de profil Facebook. Cheveux attachés à la va-vite, pas de maquillage, de grosses cernes de panda et le teint brouillé… il y a des jours où le miroir et moi ne sommes pas copains et évitons de nous voir.

Et que lorsque quelqu’un me surprend un de ces jours-là, je me sens vraiment honteuse.

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* que si Facebook (toujours lui) ne montre que des enfants souriants et aimables, semblant tous droits sortis d’une série estampillée DisneyChannel, il arrive souvent que ces mêmes enfants se transforment en MissHyde, MissBoudin, SirGrincheux et MissRonchonchon.

 

 

* que je dors quasiment toutes les après-midis tellement je suis épuisée et que malgré ça je m’endors devant le magnifique Ragnar Lodbrock* dès 21h30.

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* que j’ai beau me dire très fière d’être maman au foyer, il y a des jours où je sens fade quand je me compare à d’autres mamans, toujours belles, toujours apprêtées, qui mènent tout de front : projets, famille, carrière, enfants, maison. Chapeau les filles !

 

* qu’il y a des jours où je me dis carrément qu’élever quatre enfants c’est vraiment très très dur.

 

PS :  la jolie illustration du Petit Poucet vient de ce blog

* Ragnar Lodbrock (je ne pouvais pas vous laisser partir sans combler cette lacune)

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Divergent mum

Non, je ne lis pas que des livres sur l’éducation. Le dernier livre que j’ai lu n’avait même rien à voir. Il s’agissait du best-seller pour ados : Divergent.

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Dans un futur proche, après une nouvelle guerre qui a fait beaucoup de dégâts, les survivants se sont repliés à l’intérieur de la ville de Chicago.

Pour étouffer le penchant naturel des hommes pour la violence et la guerre, il a été décidé de classer les gens par castes : les Erudits, les Fraternels, les Altruistes, les Sincères et les Audacieux. Chaque caste a son caractère, sa fonction dans la ville, sa manière d’agir et même son code vestimentaire.

Et puis il y a les Divergents, ceux qui ne se retrouvent dans aucune caste (ou au contraire dans plusieurs). Les Divergents ne sont pas conformes, les Divergents déplaisent, les Divergents doivent être traqués et éliminés. 

Cinq destins. Un seul choix.

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Je vous parle de ça aujourd’hui parce que le synopsis m’a interpellée sur ma vie de maman.

 

Imaginez un peu : dans notre société, les mamans se divisent en cinq catégories qui se jaugent, s’interpellent, se confrontent ou se rejoignent : les working mum, les baba-o-mum, les tradis, les mères indignes et les maman-copines.

 

Les working mum

portent un sac Diesel sur un bras, un sac Aubert sur l’autre ; un cosy dans une main, un smartphone dans l’autre.

Elle dépose bébé au bureau, leur tailleur à la crèche et leur dossier au pressing. A moins que ce ne soit le contraire…

Elle pense à leur bébé au boulot (et montre des photos de lui à toutes ses copines) et pense à leur boulot à la maison (et montre ses derniers projets à chéri-chéri).

Elles proclament leur indépendance financière et intellectuelle et ne comprennent pas une seconde les femmes qui s’épanouissent à faire des gouzi gouzi toute la journée.

Leur chef de file s’appelle Elizabeth Badinter.

Les baba-o-mum

accouchent chez elles, allaitent longtemps, co-dodotent plus longtemps encore…

Elles assortissent leur écharpe de portage à leur tenue du jour.

Elles aiment les sigles alambiqués : IEF, HNI, DME, ENV, AAD…

Elles accompagnent leurs enfants dans leur développement, ne les éduquent pas.

Leur credo : la femme est un mammifère comme les autres.

Les tradis

perpétuent comme leur nom l’indique les traditions éducatives : obéissance, punitions, supériorité patriarcale et matriarcale.

Elles se considèrent comme un chef chez elles, une reine.

Elles déclarent qu’elles sont fières de qui elles sont, et qu’elles le sont devenues grâce à l’éducation qu’elles ont reçues. Les plus téméraires ajoutent même « la fessée ne m’a pas tuée ».

Russo est leur dieu, Les maternelles et Super Nanny leurs émissions favorites.

Les mères indignes

s’autoproclament ainsi elles-mêmes.

Elles assument totalement leur envie de continuer à vivre leur vie de femme sans enfant… avec des enfants.

Le papy, la mamie, la nounou, la tantine, n’importe qui (enfin pas vraiment quand même) est aussi bon à leurs yeux pour s’occuper de leurs bambins qu’elles-mêmes. Et c’est sans une petite larmichette qu’elles s’en vont voyager, faire la fête etc.

Elles sont souvent montrées du doigt et jalousées par les autres castes. Et elles l’assument aussi.

Les maman-copines :

se sentent incapables de faire preuve d’autorité à l’égard de leur enfant et de leur opposer des limites, de peur de perdre leur affection.

Elles se préfèrent leur meilleure amie.

Elles aiment s’exposer sur NRJ12, émission Tellement vrai.

 

Dès le début de la grossesse les futures mamans sont soumises à des tests par les déjà-mamans afin de connaître leurs prédispositions. Cela se passe sous forme de questions en apparence innocentes :« Est-ce que tu vas allaiter ? », « tu comptes prendre un congé parental ? » et de conseils plus ou moins discrets : « N’achète pas de trotteur, ce n’est pas bon pour son développement » , « je te donne mon chauffe biberon tu verras c’est super pratique ! », « tu devrais te mettre aux couches lavables c’est meilleur pour sa santé ! »

 

Dans la majorité des cas, les jeunes mamans choisissent la caste dans laquelle elles ont été élevées.

Une certaine minorité fait un choix différent, voire opposé. Lorsque c’est le cas, elle s’expose à devoir supporter durant les 20 prochaines années les regards noirs de sa mère et les commentaires acides qui vont avec : « Tu te laisses trop faire ! » « Mais laisse-le vivre un peu ! »

Il est assez difficile de se garder de vraies amies dans une catégorie opposée à la sienne. Les tradis ont beaucoup de mal à supporter les marmots des maman-copines. Les working mum ne comprennent pas du tout le maternage proximal des baba-o-mum, elles leur reprochent même un retour en arrière pour la cause des femmes. Hooba hooba.

 

Moi c’est tout naturellement que je me suis tout d’abord orientée vers les tradis. Le respect des règles, l’autorité parentale absolue, le « tu fais ça parce que je le dis et pissétout », toussa toussa, c’est tout ce que j’avais connu jusque là. Ca me parlait, ça me rassurait.

Mais quand-même… Je me sentais irrésistiblement attirée par le mode de vie des Baba-o-mum. C’était si doux, une tétée prolongée par un gros dodo dans le lit. C’était si bon de croire que mon enfant pourrait grandir et bien grandir sans fessées, ans chantage, sans punitions.

Je me suis sentie de plus en plus Baba-o-mum, désolée maman désolée tata, il me faudra voler de mes propres ailes et apprendre à devenir maman sans votre aide.

J’ai donné le trotteur, jeté les biberons, nous serons libres bébé et moi, comme des primates.

 

Et puis j’ai discuté avec des Baba-o-mum. Des véritables, des pures souches. Des qui allaitent un bébé et un bambin en même temps, des qui utilisent des couches lavables, des qui font l’école à la maison ! Des qui ont lu tout Gordon et tout Faber et Mazlish.

Et je me suis trouvée pas assez bienveillante pour mériter le sigle ENV. Oui, je suis exigeante avec mes enfants. Je dis qu’ils doivent manger de tout pour éveiller leur curiosité gustative. C’est important pour moi. Je dis qu’ils doivent faire ce que je dis. Je sais, j’ai honte.

L’une d’elles m’est même tombée dessus un jour car, bien que je me dise pro-cododo, je n’accepte pas de dormir avec mon enfant jusqu’à ce que lui décide de s’éloigner (à 5 ans avec de la chance…)

 

Je suis trop pour les tradis, pas assez pour les Baba-o-mum.

 

Oh mon dieu ! Je suis une Divergent Mum !

 

Je ne vais peut-être pas être bannie de la société, destinée à vivre dans un bidon-ville avec ma tribu (ouf ça m’arrange !) mais je ne peux avoir de discussions avec personne. Alors j’évite de trop parler éducation pour ne pas me mettre tout le monde à dos.

Je suis moi, et ça me va bien après tout.

Ma méthode pour faire fortune

On m’a déjà dit : « whaou quatre enfants ça doit bien rapporter !!! »

Et bien figurez-vous que…

Il y a 10 ans j’avais un rêve : devenir riche. Oui tout à fait, comme Flynn Ryder. Je voulais vivre heureux sur une île au milieu d’un tas de jolies pièces d’or gagner pleins de sousous pour m’acheter des jeans taille basse de pétasse.

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Je vis heureux sur une île
Bronzé, reposé, tranquille
Entouré de milliers de jolies pièces d’or

J’avais plusieurs options pour y arriver :
* travailler, mais il paraît que c’est difficile et pas toujours gage de liasses de billets
* gagner la nouvelle star, mais moi en dessous de 3 grammes d’alcool dans le sang je ne chante pas (Julien Doré et Soan ont gagné comme ça vous me direz)

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Je ne sais pas où je suis ni ce que je fais là, mais ça marche !

* gagner au loto, mais ça peut être long et j’étais pressée

* participer à Loft Story 2, mais mes nénés ne sont pas assez gros et mon nez lui l’est trop.

Comme aucune option ne me séduisait, il me restait une solution : faire des gosses ! Parce que c’est bien connu, les gosses ça rapporte !

Et je peux témoigner devant vous, ce n’est pas une légende urbaine ! Un enfant ça rapporte énormément ! Les petites baballes rebondissantes de chez Cora, les ballons, les voitures à traction, les zhuzhu pets…

Par contre pour ce qui est de l’argent…

Si je lance une pièce de monnaie, soit il le fourre dans sa bouche, soit il le met dans son porte monnaie (selon l’âge) mais il a beaucoup plus de mal à rapporter.

Je sais, vous vous posez tous LA question. Suis-je devenue riche ? Et me suis-je achetée des jeans taille basse de pétasse ? Eh bien, déjà les jeans taille basse ne sont plus à la mode (et tant mieux, ce ne serait pas trop classe au babygym)

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 » Il moule trop bien mon boule avec juste le string qui dépasse « 

Ensuite… NON. Je ne suis pas devenue riche.

Désolée de vous décevoir.

Pourtant ça semblait avantageux : 8 mois à vomir, à gonfler, à se traîner contre 700€ et quelques ! Youhou le début de la fortune !

Prix d’une poussette : 500€.
Prix d’une chambre d’enfant : 400€.

Budget déjà dépassé dites donc ! Et il manque les vêtements, les couches, la table à langer. Bref, désillusion totale.

Pas grave ! Il y a les allocations mensuelles après la naissance. 200€ de sous-vêtements en dentelle pour Bibi !
Ah… Il faut le nourrir ce bébé, le vêtir, payer les médicaments non remboursés qui sont les seuls qui fonctionnent sur sa toux du soir ou son eczéma, le divertir (ben oui un peu quand même)… Flûte alors.

J’ai toujours entendu que plusieurs enfants c’était le jackpot ! Banqueroute pour le casino la caf.
Mauvais calcul : c’est surtout plus de bouffe à acheter, plus de fringues aussi…

J’ai fini par me dire que c’était moi qui me débrouillais mal ! Si cette idée est si répandue, c’est qu’elle doit être vrai non ?

Voici donc quelques idées que j’ai trouvées pour que mes enfants me rapportent de l’argent. Vous me direz ce que vous en pensez dans les commentaires.

* Les louer en tant que EscortChild.

Vous avez toujours rêver de vous exhiber avec un petit blondinet tout mignon à vos côtés ? De parader avec une poussette dernier cri ? D’assister au spectacle de Tchoupi sans la honte d’y aller seul ? Plus de soucis, je vous propose un de mes quatre enfants (ou les quatre en même temps soyons fous !) pour un tarif tout à fait intéressant.

* Les louer comme modèles.

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Vous n’avez pas envie d’un moufflet qui bave dans votre cou, vous réveille la nuit et vous empêche d’abuser des mojitos le soir ? Malgré tout, vous voulez que vos copines de lycée bave sur votre nouvelle vie et jalousez cette nouvelle maman qui collectionne les « j’aime » sous toutes ses photos mielleuses ? Un seul moyen : venez à la maison prendre le temps de poser avec un de mes enfants et affichez-vous ensuite sur Facebook ! Effet « j’aime » garanti.

* Les hisser jusqu’en haut du StarSystem.

MissTinguette a un talent prononcé pour la tragédie. Elle saura vous transformer en Phèdre la moindre soupe tiède, la moindre seconde de retard, le moindre détail de la vie quotidienne.

MissBelette a une voix de castafiore. Elle est capable de se faire entendre de tout un quartier sans le moindre micro ! (Pour tout vous dire, j’hésite aussi à la recycler en vendeuse de poissons)

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Hein qu’il est frais mon poisson ?

SirPouetPouet a lui un très grand don pour la comédie. Voire le one man show. Il est capable de tout tourner à la dérision et de faire sourire n’importe qui.

* M’expatrier

Sinon, il me reste toujours l’option déménagement en Chine…

Vive les soldes… avec des enfants !

Parfois, je me demande si on ne m’a pas inoculé une drôle de maladie le jour de mon premier accouchement. Une maladie dégénérative de neurones.

Ce devait être le début du billet d’aujourd’hui. Je vous aurais raconté à quel point j’ai changé intrinsèquement le jour où je suis devenue maman. Ca vous aurait peut-être plu.

Vous le saurez vendredi prochain car j’ai changé d’avis.

Je n’ai pas pu m’empêcher aujourd’hui de vous parler d’un sujet d’actualités des plus importants.

Oui, aujourd’hui, nous parlerons des soldes.

S’il y a bien une chose qui a complètement changé dans ma vie depuis que je suis maman, hormis les marques de panda sur mon visage et la cicatrice d’un petshop sous la plante de pied, c’est ma façon de faire les soldes !

Soldes

Avant, j’y allais dès le premier jour pour profiter de l’ambiance (oui moi j’aime la foule) et des meilleures affaires.

Maintenant, j’y vais quand je trouve le temps, entre les horaires d’école et de basket.

Avant, je faisais Darjeeling, André, Morgan…

Maintenant, je fais Tape à l’Œil, Okaïdi et Orchestra…

Avant, j’achetais au coup de cœur.

Maintenant, j’y vais avec une liste aussi longue que si je faisais mon plein de courses à Carrefour : Un legging en 12 ans, un pull en 8 ans, un manteau en 6 ans, etc.

Avant, j’y allais seule ou avec Super-Copine. Nous prenions notre temps…

Maintenant, j’y vais accompagnée de mes quatre enfants… Je n’ai plus le temps de rien…

Avant, avec Super-Copine, les essayages c’était fun ! Nous essayions pleins d’articles trop chers, trop glamour, trop flûtes (cf Florence Foresti) juste pour le plaisir d’essayer, de s’imaginer dans la peau d’une autre, de rire un peu. Nous nous prenions pour Pretty Woman.

Maintenant, les essayages, c’est comique ! Style humour burlesque. À mes dépens. MissTinguette (9 ans et demi) ADORE faire les magasins et insiste toujours pour que j’essaie des vêtements improbables : une robe à fleurs que pourrait porter ma belle-mère, un jean déchiré, réplique exacte de celui que je portais à 15 ans quand je me prenais pour une vraie rebelle… Je suis tour à tour Angela Bower et Angela, 15 ans

L’une des pires hontes de ma vie s’est d’ailleurs produite dans une de ces cabines d’essayage. Je vous raconte ?

C’était chez Mim. J’étais comme toujours avec mes quatre affreux. Les cabines sont toutes petites chez Mim, alors que je les avais laissés derrière le rideau, leur recommandant de ne pas bouger et de ne toucher à rien. Maman ne sera pas longue. J’étais en train d’enlever la jolie robe que je venais d’essayer pour un mariage lorsque SirPouetPouet, qui avait dû me trouver bien trop longue, a ouvert en grand le rideau, offrant aux clientes du magasin une vue franche sur ma lingerie et mes fesses mortes de honte. J’ai attrapé SirPouetPouet par le bras, l’ai attiré dans la cabine et ai refermé le rideau. Après ça, j’ai attendu 10mns histoire d’être certaine de ne pas croiser les regards moqueurs des personnes connaissant la couleur de ma petite dentelle…
 » Tu viens maman ?
– J’arrive chéries !
– T’es longue ! Tu fais quoi ?

– J’arrive je te dis ! »

Avant, j’étais une cliente discrète.

Maintenant, plus moyen de passer inaperçue. Je suis la maman poule, suivie de ses trois poussins et en train d’essayer de manoeuvrer une poussette (mais c’est quoi cette idée de faire des rayons aussi serrés !) de laquelle une petite deuzans essaie de s’échapper en sautant en marche à peu près toutes les deux minutes.

Avant, je repartais avec deux trois petits sacs tous mignons.

Maintenant, il me faudrait un troisième bras pour pouvoir porter tous mes achats (ha c’est à ça que sert la poussette en fait !)

C’est pourquoi cette année j’ai décidé de faire les soldes sur le Net !
C’est fabuleux ! Rester assise sur sa chaise préférée tout en se composant de nouvelles tenues !
Baver sur de jolis accessoires, s’extasier sur des prix tous doux, pouvoir se composer un super panier, se raviser par deux fois, prendre enfin sa décision, cliquer sur valider et… Ooooops en raison d’une forte affluence sur notre site blablabla. Aaaaaargh !!!

Avant, j’adorais les soldes.

Maintenant, je les exècre !