La reprise du sport – bilan de fin de saison

En début d’année, je vous racontais ma première course dans ce billet qui avait bien fait sourire. Merci à tous pour vos retours positifs.

Comme c’est pour moi la fin de la saison 2014-2015 (je suis calée sur l’année scolaire, comme les gosses) je vous propose un petit bilan.

Pour tout vous avouer, j’ai plus envie de pleurer que de sourire aujourd’hui, car je n’ai pas fini cette saison comme je l’aurais souhaité, victime d’une tendinite du talon d’Achille.

Mais pourtant, qu’est-ce qu’elle a été chouette cette année de running !

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Voyez plutôt :

122km parcourus.

15H45 passées à courir.

6901kcal qui n’ont pas terminé dans mes fesses.

9,5km mon record de distance parcourue en 1 cession.

1 arc-en-ciel.

2 averses.

1 insolation.

Combien de go go go et de I like it* ?

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Mais cette année ne peut pas se résumer qu’en chiffres.

C’est aussi :

* courir sur le chemin de l’école parce qu’encore en retard, et arrivée ni essoufflée ni trop rougeaude. Accompagner ses enfants à une sortie scolaire et être une des seules mamans qui ne souffrent pas des kilomètres de marche. Faire un match de basket sans se sentir ridicule. Se sentir en bonne santé, bien dans son corps.

* se fixer des objectifs. 5km d’abord, 10km ensuite. Se défier tout le temps. Défier la petite adolescente qu’on était et qui était persuadée d’être trop nulle en sport. Trop nulle tout court ? Dépasser ses limites. Retrouver confiance en soi.

* s’octroyer un moment pour soi. Être seule avec soi-même. Apprendre à aimer sa compagnie. Ce point a été le plus difficile pour moi : ne pas s’ennuyer. Que de fois j’ai regardé l’heure, pensant avoir couru depuis 30mn et découvrant que je n’étais partie que depuis 10 ! Apprendre la patience. Vider son esprit. Découvrir le plaisir d’être ici et maintenant. Courir, c’est presque une méditation de pleine conscience. C’est se rendre compte que les athlètes disent vrai, tout (ou presque) est dans la tête. Je ne sais pas si j’ai des fesses en béton, mais mon mental l’est devenu lui.

Si j’ai réussi à aller si loin, ça tient aussi énormément à mes copines runneuses, à leur soutien en live sur runtastic (*les fameux go go go), à leurs conseils, leurs bravos, leurs acclamations, leurs consolations, leurs exemples aussi.

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On resigne pour une année les filles ?

Qui d’autre nous suit ?

PS : Merci à Ange pour les jolies photos qu’elle m’a permises de partager avec vous, pour sa douceur, sa présence, son enthousiasme, sa gentillesse et son exemple.

PS2 : Merci à Amandine pour la dernière photo et pour ses clics effrénés.

Le jour où j’ai repris le sport – Le footing

Déjà il faut clarifier les choses : peut-on parler de reprise lorsque ça fait 13 ans qu’on n’a pas chaussé de baskets hormis pour accompagner la classe de maternelle en sortie à la ferme ?

La dernière fois que j’avais couru pour le plaisir (c’est-à-dire pas après SirPouetPouet pour lui apprendre à faire du vélo), c’était avec mon papa et je portais encore du 75a. Autant dire depuis une éternité.

Au collège le sport m’a juste permis de découvrir à quel point je n’avais ni coordination, ni sens de l’équilibre, ni sens de l’orientation (ah les fameuses boussoles), ni esprit de compétition.

Au lycée mes meilleurs cours de sport étaient ceux que je séchais avec les copines, tapies derrière les collines d’herbe, à regarder les camarades en nous réjouissant de ne pas être avec eux.

J’étais mauvaise, je n’aimais pas le sport, j’avais acquis ces deux certitudes et profitais allègrement de ma vie de sédentaire, me musclant juste les doigts avec mon clavier.

Et puis l’envie d’aller courir m’a prise, un beau jour comme ça, sans prévenir. Une envie d’air pur, de liberté, de prendre soin de moi en commençant par prendre soin de mon corps, de me retrouver en tant que femme et plus seulement en tant que maman de 4 enfants.

Première étape (indispensable) : Decathlon

J’ai dû bien hésiter une heure devant les différentes paires de running proposées. Je n’aurais pas été plus perdue et ignorante à Bricoman. Je les ai choisies tout terrain (Dieu sait jusqu’où elles m’amèneront) et rose.

J’ai aussi pris leggings, t-shirt, toute la panoplie de la parfaite sportive.

Deuxième étape : j’ai téléchargé Endomondo, vous savez l’appli pour smartphone qui calcule votre vitesse et vous note votre itinéraire ? Et Spotify aussi, afin d’être accompagnée par la musique. Charlie Winston je te love.

Troisième étape : la plage

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Il n’y a pas d’endroit plus agréable pour courir. Et bonne surprise (sur le coup), je ne suis pas la seule sportive à avoir cette idée de bon matin. Je mets les écouteurs dans mes oreilles, je lance mes nouvelles applis et go !!!

9h Le son des vagues qui clapotent. L’odeur saline qui vivifie. Le vent qui caresse mon visage. Un pur bonheur. L’impression d’être vivante, enfin. De ressentir chacun des pores de ma peau, chacune des cellules de mon corps. De ne faire qu’un avec la nature. Le monde est à moi ! I believe I can fly !

9h10 Remettre pour la 10ème fois l’oreillette. A la 11e laisser tomber. Au revoir Charlie.

9h15 Me faire dépasser par l’archétype de la sportive : grande, élancée, blonde, queue de cheval, tenue de compet’ (pas du Decathlon c’est certain).

Running

Redoubler de vitesse pour ne pas trop me laisser distancer. Penser très fort : « Je suis une maman de 4 enfants hein ! On verra quand t’auras des gosses si tu feras autant la maligne !  » pour que ça clignote sur mon front.

9h20 Perdre : de la distance, mon souffle, mon honneur. Prétexter un lacet défait.

9h30 M’écrouler dans la voiture avec une envie de vomir monstrueuse et un rythme cardiaque qui ne veut plus ralentir. Penser que je vais mourir là. Chercher un mouchoir : dans la boite à gants, dans les vides poches, sur le sol. Bordel de merde. Finir par me moucher dans une chaussette d’enfant.

9h35 Penser à éteindre Endomondo. Ne pas être mécontente de ma performance, pour une première fois.

J’ai été courir deux fois par semaine tout septembre, octobre et novembre. J’ai appris à ne plus vouloir me surpasser, à écouter mon corps et mon rythme. Et à y prendre du plaisir. Je me suis même trouvé une copine de course ce qui est plutôt sympa.

Malheureusement mauvais temps oblige je suis en pleine trêve hivernale. Mais je n’ai pas pour autant stopper tout exercice physique. La semaine prochaine je vous raconte mes débuts à la zumba !

PS : Ceci est un billet sponsorisé par mangerbouger.fr