« J’ai tout essayé ! » d’Isabelle Filliozat

Bonjour à tous ! J’espère que vous allez tous bien et que vous profitez

Depuis quelques temps, quand je lis un livre d’éducation, je prends plaisir à noter les astuces, les petits trucs qui me touchent plus particulièrement et ceux dont je me dis qu’ils pourraient m’être utiles à un moment ou à un autre avec ma petite tribu.

Aujourd’hui, je vous propose donc mon résumé non exhaustif et plein de parti pris du livre « J’ai tout essayé » d’Isabelle Filliozat, illustré par Anouk Dubois.

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C’est un livre qui m’a vraiment enthousiasmé et que je recommanderais chaudement à tous les parents de jeunes enfants.

Sa lecture est facile grâce à de nombreuses illustrations et une approche simple de la psychologie enfantine. Pas de gros blablas intellectuels ici, mais des astuces pratiques simples à mettre en œuvre au quotidien.

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Dans la préface

les auteures se présentent. Isabelle Filliozat est psychologue et psychothérapeute. Anouk Dubois est psychomotricienne. Toutes deux se sentent concernées par la parentalité bienveillante. Ca tombe bien, moi aussi !

Elles informent avoir choisi dans cet ouvrage de refuser la prédominance masculine. Pour cela elles ont refusé d’utiliser le « il » neutre et ont préféré alterner le sexe de l’enfant dans chacun des exemples cités. Ce choix m’a interpellée (et m’a fait repensé aux propos sur le « genre ») et m’a plu. J’essaierais de l’appliquer à mon tour dans le résumé, ne soyez donc pas trop étonné si le « il » devient « elle » d’un chapitre à l’autre.

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CHAPITRE 1 : Un enfant, c’est plus compliqué qu’une plante verte !

Dès ce titre, on saisit que le ton du livre sera léger et enjoué.

Dans sa comparaison entre enfant et plante verte, c’est notre différence d’attitude que l’auteure met en évidence. En effet, lorsque la plante verte a une attitude qui nous déplaît (feuilles qui jaunissent…) nous en cherchons la cause. Souffre-t-il d’un manque de soleil ? Un excès d’eau ? Nous ne nous demandons jamais si elle le fait exprès, si elle agit pour nous tester ou se rebeller. L’auteure nous pousse donc à voir nos enfants comme des plantes vertes et à chercher dans leur comportement les besoins non comblés qui se cachent : manque d’amour, de temps partagé, de contacts physiques… ou alors plus simplement : faim, soif, fatigue, excès de stimulation ou au contraire manque d’activités physiques.

Les « crises » ou « tempêtes émotionnelles » sont dès le début au cœur de l’ouvrage. Il s’agit en effet d’un problème récurrent pour bon nombre de parents de jeunes enfants. Pour l’auteure, elles ne sont pourtant pas un problème, elles sont même la résolution à un problème. Elle explique en effet que la crise est le moyen trouvé pour l’enfant pour se calmer. Son système nerveux chassent alors les tensions accumulées, et l’enfant redevient détendu et souriant. Lui demander de se calmer pendant une crise est donc contre-productif. Lorsque celle-ci est trop violente, que nous craignons que l’enfant ne se blesse ou casse quelque chose, l’idéal est de le maintenir dans ses bras de manière douce et respectueuse afin de lui montrer que nous sommes présent et attentif.

Personnellement, tenir dans mes bras un enfant en crise, c’est juste impossible pour moi.

L’auteure nous parle ensuite du besoin de gigoter sans arrêt qu’ont les jeunes enfants. Elle nous apprend que rester tranquille est au-dessus des capacités neuronales des enfants de moins de 6 ans. Si malgré tout nous avons besoin que notre enfant se tienne sagement (dans une salle d’attente du médecin ou juste parce que là tout de suite c’est super agaçant qu’il se balance sur sa chaise et s’il continue il passe par la fenêtre !…) elle nous conseille de lui donner quelque chose à faire, de lui confier une mission. Son cerveau en développement a sans cesse besoin d’être occupé, sans quoi il trouvera une occupation tout seul et pas forcément à votre goût.

Un résumé bienvenu, concis et clair, clôt ce premier chapitre. Plus concis que le mien nous sommes d’accord.

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CHAPITRE 2 : De 12 à 18 mois : la période du « non » des parents

L’auteure nous fait remarquer que la fameuse période du « non » des enfants en bas âge est toujours précédée par la période du « non » des parents. Que le parent qui n’a pas répété « NON ! » dix fois par jour à son bambin atteint de curiosité et d’envie de découverte lève la main. Pas étonnant que ça devienne ensuite un mot récurrent dans le langage de l’enfant. Elle nous encourage à préférer le mot « STOP ! » , moins ambigu, que le « NON ! » qui peut être pris comme une remontrance par l’enfant. L’idéal est d’intervenir à chaque fois physiquement plutôt qu’avec la seule parole.

A cet âge le cerveau est encore en formation et l’enfant est incapable de mémoriser des mots sur la durée, de nouvelles informations venant sans cesse remplacer les anciennes. Donc les interdictions. C’est pourquoi elle recommence dès le lendemain, et parfois même 10mns plus tard, à vouloir mettre les doigts dans la prise. Elle ne peut pas non plus retenir deux informations à la fois. Evitons donc les « arrête de mettre le crayon dans ta bouche et pose le sur la table tout de suite ! ». De plus, elle perçoit mal la négation. Dans une phrase comme « ne met pas le crayon dans ta bouche ! » elle percevra « crayon » et « bouche ». Et recommencera en se demandant pourquoi vous lui faites de gros yeux.

Cessons donc de nous attendre à ce que chérubine exécute nos ordres et évitons les longs discours. Jusqu’à ce qu’elle grandisse.

L’auteure nous rappelle aussi qu’un enfant de cet âge ne sait pas attendre car elle n’a aucune notion temporelle. « Tout à l’heure », « dans 5mns », « demain », n’ont aucun sens pour elle. Elle l’apprendra avec notre aide et notre patience.

Elle est encore dans l’angoisse de séparation. Normal donc qu’elle se mette à hurler dès que nous disparaissons de sa vue.

Il est aussi naturel qu’elle réclame encore notre présence la nuit.

Elle grandit, mais c’est encore un bébé qui doit être considéré comme tel.

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CHAPITRE 3 : de 18 à 24 mois : La période du « non » des enfants

C’est souvent une période délicate pour les parents. Il s’agit de la première période d’opposition de leur enfant. Ce dernier cherche à prendre son indépendance.

Non, il ne va pas prendre un appart tout de suite. Mais il n’est plus non plus le tout petit qui restait dans les bras de maman pendant des heures, et ça il faut l’accepter.

Cette période dure jusqu’à ce que l’enfant parvienne à la différenciation souhaitée : « JE NE SUIS PAS TOI ».

Nous pouvons l’aider en : limitant les ordres, installant des routines, le laissant faire des choix simples ( « pantalon bleu ou pantalon rouge ? » ), lui donnant des informations pour qu’il puisse décider seul ( « il fait froid aujourd’hui » )… Laissons l’enfant acquérir toute l’autonomie possible à son âge.

A cet âge se pose aussi le problème de la frustration. C’est simple, il ne sait la gérer, rapport à l’immaturité de son système nerveux. Il est incapable de relativiser, de prendre du recul. C’est pourquoi une chose qui à nos yeux est insignifiante prend des proportions inimaginables pour lui. Malgré tout, apprendre la frustration est une chose essentielle. Ce n’est pas l’aider que de vouloir la lui éviter systématiquement (et lui acheter l’œuf Kinder qu’il veut désespérément à la caisse). Mieux vaut faire preuve d’empathie envers il.

CHAPITRE 4 : de 24 à 30 mois : de l’ordre, dans l’ordre, pas d’ordres !

A cet âge, l’enfant est dans la période de l’ordre évoquée par Maria Montessori.

Elle a besoin d’ordre dans l’endroit où elle vit. Elle est rassurée quand chaque chose a une place et peut vous rappeler de ranger la maison.

Elle s’attache aux rituels. Mettre la chaussette droite avant la gauche peut prendre une grande importance pour elle. Ca lui permet de mettre de l’ordre dans ses idées, d’anticiper.

Elle a besoin aussi d’ordonner sa journée. Elle n’a encore aucune notion du temps. Les routines sont essentielles pour l’aider à visualiser le temps qui passe.

CHAPITRE 5 : 2 ans et demi à 3 mois : Moi, moi… je veux toute seule !

L’enfant continue son chemin vers l’autonomie, et ce n’est pas évident pour nous qui avons acquis des réflexes de maternage auprès d’un tout-petit durant 2 à 3 ans de le laisser faire seul les gestes du quotidien. Et pourtant, lui laisser plus d’autonomie, c’est lui signifier « oui, j’ai confiance en toi, tu es capable » et donc lui offrir une belle confiance en lui.

L’auteure explique aussi que paradoxalement, si lui donner des choix plutôt que décider tout pour lui lui donne confiance en lui, ça lui pose aussi quelques difficultés. En effet, il a du mal à choisir car il réalise maintenant qu’il doit faire le deuil de ce qu’il n’a pas choisi. Limiter les choix à deux ou trois propositions, le laisser changer d’avis, le guider et faire preuve d’empathie va l’aider. C’est un apprentissage nécessaire.

L’auteure évoque aussi la fameuse phrase « JE VEUX ! » que nous avons tous entendu un jour ou l’autre en tant que parents. Elle nous fait remarquer que ce que nous prenons pour une exigence n’en est sans doute pas une. L’enfant ne sait pas maitriser le conditionnel, pas plus qu’il ne saisit les subtilités du verbe « vouloir’. « Je veux » peut vouloir dire « j’ai envie » ou juste « j’ai vu ». Faisons comme si c’était notre cher et tendre qui nous avouait vouloir une Porsche : écoutons ses envies, entrons dans son rêve par la parole.

CHAPITRE 6 : 3 ans : Ensemble

L’auteure aborde les bienfaits du lâcher-prise pour contourner les oppositions de l’enfant. Mais elle rappelle qu’il ne faut pas en faire une méthode universelle réponse à tous les problèmes. Il y a des choses pour lesquelles il ne faut absolument pas lâcher-prise : elles concernent essentiellement la santé, la sécurité, les valeurs fondamentales… Une seule question à se poser devant l’attitude de notre enfant : Est-ce vraiment important ?

CHAPITRE 7 : 3 ans et demi à 4 ans : Naissance de l’imaginaire, merveilles et cauchemars

Nous arrivons là (entre autres) aux mensonges. Parfois, même si nous avons la preuve par A + B que notre enfant a fait une bêtise, elle continue à clamer à cors et à cris que ce n’est pas elle. Même mis face à la vérité, l’enfant ne ment pas sciemment. Il n’a pas encore conscience de la répercussion de ses actes. Un « c’est pas moi ! » doit être entendu par sa bouche comme un « je n’ai pas voulu faire ça ! » ou un « je ne sais pas ce qui s’est passé ! ». Le traiter de menteur, vouloir à tout prix qu’il avoue son « crime » c’est le pousser à s’enferrer dans son mensonge. La bonne idée proposée par l’auteure c’est de répondre plutôt : « C’est ta main qui a fait ça. Elle ne sait pas ce qu’elle peut faire et ce qu’elle ne peut pas faire. Tu pourrais surveiller ta main ? »

CHAPITRE 8 : 4 ans : Pouvoir, règles et image de soi

Les jeux de société le passionnent. Apprendre, puis comprendre et respecter les règles, il adore. Mais ce qu’il aime par dessus tout, c’est les détourner, en inventer de nouvelles… au grand dam des joueurs en face de lui. Nous devons fixer les règles avec lui avant de commencer, et parfois nous pouvons lui laisser en changer quelques-unes (mais pas au milieu de la partie !). De plus, il est un très mauvais perdant. L’espoir de gagner sécrète en lui des hormones de bien-être. Plus rien ne compte pour lui en dehors de sa victoire. La défaite apparait donc décevante et douloureuse. Il ne sait pas encore relativiser. Nous pouvons lui rappeler qu’il gagnera peut-être la prochaine fois.

A cet âge, l’enfant fabule beaucoup. Il raconte des histoires sans queue ni tête. Et il y croit vraiment. En fait, il joue avec son imagination. Il tente de démêler ce qui est réel de ce qui ne l’est pas, ce qui appartient au domaine du souvenir et ce qui est du domaine du rêve. Pas question de nous moquer de lui ou de le désillusionner trop brutalement, nous devons l’aider à apprendre la différence tout en douceur.

A 4 ans, l’enfant devient sensible au regard des autres car il commence à se représenter mentalement ce que les autres peuvent penser de lui. Il peut donc éprouver de la crainte, de la honte ou de la gêne. Nous attribuons à tort sa nouvelle réserve comme de la timidité. Attention à ne pas l’enfermer dans cette étiquette au risque de le rendre réellement timide !

CHAPITRE 9 : 4 ans et demi à 5 ans : Conscience de soi et difficultés de socialisation

La conscience du regard des autres vue au dessus peut amener un tas de nouvelles angoisses, particulièrement à l’école. Ces angoisses peuvent se traduire par des maux de ventre récurrents, de l’eczéma… Ni le déni (« tu n’as rien du tout »), ni la surprotection (« je te garde à la maison ») ni l’autorité (« tu vas à l’école un point c’est tout ») ne peuvent en venir à bout. Seules l’écoute et la responsabilisation aident l’enfant à passer ce cap.

Ce passage me parle beaucoup, SirPouetPouet ayant justement vécu de grosses poussées d’eczéma entre ses 4 ans et demi et ses 5 ans et demi. Je ne savais pas du tout que c’était courant à cet âge.

L’enfant de cet âge a des difficultés à rester concentrée sur une tâche rébarbative (ranger sa chambre, s’habiller, se laver…). Son esprit divague sans cesse et cherche à s’occuper d’une manière plus ludique et agréable. C’est pourquoi s’habiller lui prend 1h. Vous devez sans cesse lui rappeler ce que vous attendez d’elle, la recentrer sur sa tâche. C’est agaçant, certes, mais tout à fait naturel. Pour aider, faites la se préparer dans une pièce dénuée de tentations et de distractions (ça existe ce genre de pièces ? Le placard sous l’escalier d’Harry peut-être ? ).

CHAPITRE 10 : Poser des limites

L’auteure cesse ses conseils par âge pour parler de manière plus générale.

Elle commence par nous rappeler que poser des limites est tout à fait différent de châtier et de punir.

On retrouve là son discours habituel axé sur l’éducation positive et sans violence. Un rappel fait toujours du bien (pour ceux qui ont déjà lu les livres, pour les autres ce peut être un bon départ de réflexion).

Plutôt que de mettre des limites en imposant des interdits, l’auteure nous conseille de mettre au contraire l’accent sur les permissions. Parler positif au lieu de négatif. Dire « dans la salle d’attente tu dois parler doucement et marcher lentement » plutôt que « dans la salle d’attente tu n’as pas le droit de crier et de courir ». Cela permet de ne pas focaliser l’enfant sur l’interdit, car les interdits finissent toujours par devenir tentants à transgresser.

Elle conseille aussi de rendre l’enfant acteur et responsabilisé en utilisant des phrases informatives et descriptives : « Entendre crier me donne mal à la tête » plutôt que « Ne crie pas ! J’ai mal à la tête ! »

Elle nous informe du grand pouvoir de la description, et pas seulement dans le contexte ci-dessus. Lorsque notre enfant fait quelque chose que nous trouvons bien, un acte, un dessin, nous avons tendance à le féliciter, à lui donner des « bravo ! », des « c’est beau ! », des « bien ! ». L’enfant est très content certes, mais il se retrouve soumis au jugement de ses parents et il développe vite cette habitude. Il finit par faire les choses toujours en cherchant l’approbation d’un tiers, ressent un stress de pouvoir les décevoir, de faire moins bien la prochaine fois… Une description est toujours neutre, et amène l’enfant à parler de son ressenti, de ce qu’il a voulu représenter, de sa fierté à avoir aidé le copain ou d’être parvenu seul en haut du toboggan sans notre aide. Elle repositionne l’enfant en tant qu’acteur de ses actes, le laisse réfléchir, et grave en lui son comportement positif bien plus sûrement que des félicitations.

L’auteure nous parle ensuite de notre étrange comportement face aux « bêtises » et petits accidents de nos enfants. En effet, nous réparons ses bêtises, mais nous grondons et râlons en même temps. Qu’Est-ce que ça apporte ? Notre enfant ressent à la fois de la honte et de la gêne pour avoir fait quelque chose qui dérange ses parents. Et nous lui enlevons toute la responsabilité de ses actes en la prenant pour nous. C’est illogique. Il est plus sain et plus naturel d’apprendre à l’enfant à assumer ses bêtises. S’il renverse son verre, nous pouvons lui apprendre comment éponger. Et ainsi de suite. La honte que notre enfant ressent est vite remplacé par le contentement d’avoir pu réparer son erreur.

L’auteure explique aussi quelles sont les conséquences néfastes des punitions et pourquoi elles ne devraient jamais être utilisées. En vrac et en non-exhaustif : elles évitent à l’enfant de faire face aux vraies conséquences de ses actes, elles l’empêchent d’éprouver un sain sentiment de culpabilité en le submergeant d’autres émotions (colère contre les parents, crainte, honte…).

De plus elles finissent par entamer voire saper l’autorité du parent. Celui-ci doit en effet sans cesse augmenter la dureté de la punition avec le degré de la bêtise, l’âge de l’enfant et le fait qu’elles deviennent de plus en plus inefficace, l’enfant s’étant « habitué ».

Dans la même logique elle condamne les coups, fessées, gifles etc.

Mais elle nous explique aussi que tout excuser n’est pas une solution bénéfique pour le développement de l’enfant qui doit apprendre les conséquences de ses actes dès petit, avec patience et bienveillance.

Dans ce chapitre elle nous alarme aussi sur les jugements que nous pouvons poser sur notre enfant. A chaque fois que nous parlons de lui en le décrivant comme timide, capricieux, têtu, nul en maths etc. nous posons sur lui un jugement, une étiquette. Ces étiquettes se marquent en lui au point qu’il se mette à les croire et à s’y conformer. Combien d’adultes manquent de confiance en eux car ils sont convaincus qu’ils ne sont bons à rien ? Mauvais en français ? Pas capable de parler en public ? Combien d’adultes manquent de confiance en eux à cause de dévalorisation entendue durant leur enfance ?

CHAPITRE 11 : Les disputes entre enfants

C’est le problème que j’ai le plus de mal à gérer à la maison. Je déteste me retrouver prise en porte à faux au milieu d’une mini guerre des boutons (mais sans gros mots ouf). J’étais donc pleine d’espoirs à propos de ce chapitre.

L’auteure nous explique que lorsque nous surprenons nos affreux chéris, poser des questions : « qui a commencé ? », « qu’Est-ce qui se passe ici ? » est un piège (dans lequel nous tombons tous). Le jeune enfant est incapable d’expliquer de manière rationnelle ses motivations, car elles sont tout sauf rationnelles la plupart du temps. Du coup il s’embourbe dans ses explications, se cherche des raisons…

Elle propose d’interrompre plutôt la dispute avec un STOP clair et net et de décrire la situation sans juger « je vois deux petites filles qui veulent la même poupée ». Et ensuite de les impliquer dans la recherche de solutions « que pouvons-nous faire ? ». Elles seront plus coopératives si la solution émane d’elles. Si elles sont incapables de fournir des solutions, nous pouvons leur en proposer plusieurs et les laisser faire leur choix.

Le parent ne doit pas prendre parti. Il doit prendre une place de médiateur et non d’arbitre ou de juge.

La difficulté des jeunes enfants, c’est qu’ils n’évaluent pas le ressenti des autres. Ils sont encore très égocentrés. C’est pour cette raison qu’une reformulation d’un tiers est bénéfique et efficace pour amener l’enfant à comprendre l’autre : « MissBelette aimerait jouer avec toi à la poupée »

Une médiation se passe de cette manière : le médiateur interroge le premier enfant sur son ressenti. Attention : pas de jugement ni d’attaque. Si c’est le cas nous devons toujours réorienter l’enfant sur ses sentiments et ses envies. Le médiateur reformule ensuite clairement le ressenti du premier enfant et lui demande s’il a bien compris. Puis il procède de la même manière avec le deuxième enfant. Chaque enfant écoute les ressentis de l’autre, tente de les comprendre, et se sent plus enclin à faire des compromis et à trouver un arrangement acceptable.

L’auteure nous rappelle que les disputes sont parfois juste un moyen de relâcher les tensions… mais ne nous explique pas comment réagir dans ces cas-là, dommage !

Elle nous donne par contre quelques petites astuces à utiliser en prévention. Comme celui d’aider l’enfant à attendre son tour (pour jouer à la balançoire par exemple). Elle nous propose d’utiliser un minuteur pour lui faire prendre conscience du temps qui passe (et lui montrer que non l’autre n’a pas été plus longtemps que lui sur la balançoire, relativité du temps et toussa). Ou de chanter une chanson (on ne se promène pas tous avec un minuteur dans la poche). Et pendant qu’il attend, nous pouvons lui proposer une autre activité (cueillir des fleurs) ou simplement accepter qu’il râle en restant empathique. C’est dur d’attendre.

CHAPITRE 12 : Selon son âge

On peut dire que ce dernier chapitre est un peu un rappel de la substance même de l’ouvrage.

L’auteure y revient sur les différences psychologiques liées à l’âge, sur ce que l’enfant est capable de faire à tel ou tel moment de sa jeune vie.

Elle aborde un sujet épineux : le rangement. Je suis certaine d’obtenir votre attention là. Pour qui le rangement n’est pas matière à conflit ?

Saviez-vous que des études ont démontré qu’en moyenne les personnes désordonnées avaient quelques points de QI de plus que les autres ? Ouf ! Nous voilà rassurés !

Plus sérieusement, elle nous apprend que les tous petits sont incapables d’imaginer ce qu’ils ne voient pas. Pour lui un objet rangé hors de sa vue est un objet qui n’existe plus. Pas étonnant que les plus petits passent leur temps à vider leur bac de jouets au fur et à mesure que vous le remplissiez. Je me souviens pour ma part de crises de larmes au moment où je rangeais des jouets qui pourtant étaient là, sans servir, depuis plusieurs heures, et je ne comprenais pas.

Face à un enfant d’1 an l’auteure conseille de ranger à sa place, en nommant chaque objet avec l’endroit où il se range « la poupée, dans le bac »

A 2 ans, nous pouvons la faire participer à notre rangement.

A 3 ans, nous pouvons lui proposer notre aide.

A 4 ans, l’enfant est capable de ranger seule mais ne mémorise pas encore les ordres complexes. Au lieu d’un vague « range ta chambre » préférons un « range tes cubes dans la boite »

 

 

Dans un dernier temps, l’auteure nous propose sa méthode en 8 étapes pour résolver un problème. Ca me semble assez pertinent, alors j’ai décidé de le partager avec vous.

ETAPE 1. Privilégions toujours la relation. Nourrissons la. Visualisons la comme une balance à équilibrer. Plus la situation est difficile, plus il est important de remplir le réservoir d’amour. Si notre enfant nous exaspère, serrons-le très fort dans nos bras.

ETAPE 2. Evaluons les possibilités et les besoins de notre enfant selon son âge.

ETAPE 3. Posons-nous la question : à qui appartient le problème ? Si c’est notre problème, nous exprimons notre besoin à notre enfant. Si c’est son problème, nous l’écoutons.

ETAPE 4. Demandons-nous maintenant : à quel problème ce comportement/symptôme répond-il ? Lorsque notre enfant a de la fièvre, nous le soignons certes mais surtout nous cherchons la cause de la fièvre. Là c’est la même chose, pour être efficace nous devons avant tout chercher l’origine du comportement de notre enfant.

ETAPE 5. Quel est notre objectif ? Est-ce nous voulons obtenir un peu de calme ? Nous décharger de nos tensions ? Apprendre à notre enfant à respecter les besoins d’autrui ? Protéger sa petite sœur ?

ETAPE 6. Evoquons les différentes options qui s’offrent à nous. Il n’y a pas de méthode universelle, une manière d’agir qui serait exemplaire. Chacune a ses conséquences et ses inconvénients. Il est nécessaire de penser à son objectif avant de décider.

ETAPE 7. Mettons en œuvre l’attitude choisie.

ETAPE 8. Evaluons le résultat.

 

 

Et pour finir, je vous laisse la conclusion telle qu’elle est, parce qu’elle est juste parfaite.

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 J’ai aimé : le ton léger, l’empathie démontrée envers parents et enfants, les illustrations, les astuces proposées

Je n’ai pas aimé : ne pas l’avoir quand mes ainés étaient plus petits. J’ai hâte de lire le nouvel ouvrage de Filliozat qui traite des plus grands !

Je le conseillerais : à tous les parents, le style est tellement abordable et les exemples variés que tous peuvent s’y reconnaître.

 

PS : N’oubliez pas que ce résumé est très succinct et orienté. J’ai sauté plusieurs passages qui me parlaient moins mais qui vous intéressera peut-être. N’hésitez pas à lire le bouquin par vous-même. Et donnez-moi vos avis en commentaires, ça m’intéresse vraiment.

 

 

 

 

 

 

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« Il n’y a pas de parents parfaits » d’Isabelle Filliozat

Isabelle Filliozat a écrit beaucoup de livres sur l’éducation et sur les enfants en général.

Mais cette fois, ce sont les parents qu’elle a mis au centre de cet ouvrage.

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Les parents qui font de leur mieux, mais ont l’impression de ne pas en faire assez. Les parents qui voudraient faire de leur mieux, mais en sont empêchés par une part d’eux-mêmes. Les parents qui ont choisi d’élever leur enfant hors du schéma traditionnel punitions-fessées-menaces mais n’y parviennent pas malgré toute leur bonne volonté.

Pourquoi est-ce si dur d’élever un enfant ? Notre enfant ?

Pourquoi ne suffit-il pas d’appliquer à la lettre les conseils des livres d’éducation comme on applique une recette de cuisine ? Et surtout, pourquoi n’arrivons-nous pas à appliquer mot à mot ces mêmes conseils, alors même que nous y adhérons totalement ?

Isabelle Filliozat explore de nombreuses pistes en nous peignant de nombreux portraits de parents dans lesquels la plupart d’entre nous se reconnaîtront. Sommes-nous un parent stressé ? Un parent idéaliste ? Un parent perfectionniste ?

Personnellement, j’ai lu ce livre pour la première fois en 2009. J’étais maman d’une MissTinguette de 5 ans, d’une MissBelette de 3 ans et d’un SirPouetPouet de 1 an seulement qui m’épuisait en se réveillant encore de nombreuses fois la nuit. J’étais irritable, et malheureuse de l’être. J’avais le désir d’être une bonne accompagnatrice pour mes enfants, une bonne maman bienveillante et positive. Et je criais sans cesse. Tout me semblait insurmontable. Et je me suis reconnue dans une anecdote illustrant le burn out maternel. L’auteure raconte l’histoire d’une maman qui était en train de vider sa machine à laver quand elle entend un gros boum suivi d’un hurlement. Et cette maman, pourtant très aimante, ne réagit pas et continue de vider machinalement sa machine à laver. Mais c’était moi ça ! Moi aussi j’aimais mes enfants à la folie, pourtant je me sentais comme déconnectée de leurs soucis, je ne vivais plus avec eux, je survivais parmi eux. (Je vous parlerais plus longuement du burn out maternel en vous donnant mon résumé du livre La fatigue émotionnelle et physique des mères qui est d’ailleurs conseillé plusieurs fois dans ce livre-ci)

Une piste qui m’a aussi beaucoup parlé c’est celle de l’enfance. Pour Isabelle Filliozat, à chaque fois qu’une bouffée de rage ou un grand sentiment d’injustice ( après tout ce que j’ai fait pour lui ! ) monte en nous, c’est le petit enfant que nous avons été qui réagit. Cet enfant qui a dû grandir sous les menaces, sous les coups, sous les punitions, sous les humiliations peut-être. Cet enfant qui a manqué d’amour, ou cet enfant qui n’a pas manqué d’amour mais manqué de bienveillance ou de confiance en lui.

Et puis il y a cette hypothèse que, lorsque nous nous retrouvons démunis en face de nos petits chéris, c’est le cerveau primal qui intervient. Et que fait-il ? Il reproduit spontanément ce qu’il a subi et intégré pendant l’enfance. Moi, j’ai été élevée à la dure comme on dit. Il n’est donc pas improbable de penser que la violence que je ressens parfois vient de là. Comme un réflexe sous-jacent qu’il me faut combattre chaque jour. On peut aussi se dire que les personnes ayant été élevées de manière bienveillante, sans fessées ni humiliations, sans paroles blessantes, auront beaucoup plus de facilités à reproduire cette éducation chez leurs enfants à leur tour.

Dans la dernière partie du livre l’auteure nous offre un carnet d’exercices. Des questions à répondre pour apprendre à mieux se connaître. De petites choses à faire.

Pour ma part, j’ai amorcé un carnet de bord dans lequel je note parfois mes réflexions, mes réactions, le pourquoi du comment, et dans lequel je prends des notes des bouquins que je lis.

Je dois vous avouer que je porte aussi un bracelet en plastique, sur l’inspiration du blog « J’arrête de râler » . Mais pour l’instant, arrêter de râler n’est pas ma priorité : je consacre mon énergie à arrêter de m’emporter contre mes enfants. Quand je le fais, je change mon bracelet de bras. Ce que j’ai dû faire deux fois aujourd’hui. Dommage, ça faisait au moins 4 jours qu’il était resté en place ! L’objectif est, comme dans le blog, de tenir 21 jours pour que l’esprit prenne sa nouvelle habitude. Allez, je vais y arriver !

J’ai aimé : le cahier d’exercices à la fin, qui m’a vraiment donné l’impression de pouvoir agir et arrêter de subir, de pouvoir changer. J’ai aussi apprécié de me reconnaître dans plusieurs pistes, et de pouvoir un peu comprendre pourquoi je réagis parfois à l’inverse de ce que j’aimerais vraiment faire.

Je n’ai pas aimé : qu’il n’y ait aucune formule magique pour me transformer en Super-Maman. Plus sérieusement, certains passages ne m’ont pas touchée.

Ce livre m’a apporté : de l’empathie, de me sentir moins seule. Car se sentir débordée, ou ressentir de la violence contre son enfant, c’est quelque chose de très tabou dans notre société. On n’en parle jamais, pas même à ses plus proches amis. Au pire, on entend des « Mon fils est terrible ! » mais jamais des « Je me sens une mauvaise mère ». Et c’est bien dommage.

Je le conseillerais : aux parents qui se sentent de mauvais parents, qui pensent qu’ils pourraient mieux faire, qui culpabilisent parfois, qui ne comprennent pas pourquoi ils ne sont pas les parents qu’ils ont envie d’être.

« C’est moi qui décide » de Jan Faull

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Quand on lit le titre de ce livre, on se demande : est-ce un livre sur les enfants-rois ? Un livre pour parents commandants en chef peut-être ? Un livre pour mamans-Super-Nanny ?

En fait, pas du tout.

Comme le sous-titre nous l’explique : c’est un livre qui cherche à décoder les différents rapports de force qui surviennent entre parents et enfants, et qui tente de nous aider à les prévenir et à les résoudre.

Si vous avez un enfant de plus de 18 mois, je suis sûre qu’au moins une fois vous vous êtes retrouvé piégé dans un rapport de force avec lui.

 » Mange ta carotte ! – Non ! »

 » Mets ton manteau ! – Je veux pas ! »

 » Fais tes devoirs ! – Pas envie ! »

Les rapports de force peuvent rêvetir de nombreuses formes, et porter sur de nombreux sujets, mais l’auteure suggère qu’ils ont tous la même origine : le besoin d’autonomie impérieux de l’enfant.

Jan Faull expose la théorie selon laquelle l’être humain serait poussé dès sa naissance par le besoin de prendre le contrôle sur sa vie. En d’autres mots : par son besoin d’indépendance.

Ce serait même le moteur de tout : son premier pas, sa démarche vers la propreté, son envie de choisir entre tel ou tel vêtement, son désir de quitter la maison familiale un jour…

L’auteure nous amène à imaginer ce qu’on ressentirait si nous étions infantilisés, si quelqu’un décidait à notre place de l’heure à laquelle nous devons nous lever, ce que nous devons manger, quelle quantité, quels vêtements nous devons porter, comment nous devons nous comporter etc. Ce serait un véritable enfer !

La tension monte parce que nous cherchons à contrôler le comportement de notre enfant alors que lui veut être son propre maître, afin de prouver qu’il est une personne à part entière et non notre prolongement.

Forts de cette meilleure compréhension de notre enfant et de son besoin essentiel de s’autonomiser, nous pouvons commencer par nous demander quelles libertés nous pouvons lui accorder tout en respectant ses capacités. Est-il assez grand pour choisir entre deux livres pour l’histoire du soir ? Peut-on le laisser choisir entre la jupe bleue et le short rouge ?Proposer plus de choix permettrait d’échapper à beaucoup de conflits d’intérêt.

Lorsque, malheureusement, nous venons à être englué dans un rapport de force qui semble inextricable (par exemple, l’heure du coucher), nous n’avons que trois choix possibles qui s’offrent à nous : le lâcher prise, la négociation, et la fermeté. L’auteure nous détaille avec soin les différents choix et nous aide à prendre une décision, nous rappelant qu’il est essentiel de rester constant une fois la décision prise.

Dans la dernière partie de l’ouvrage, elle nous avertit qu’il y a certains rapports de force dont nous ne sortirons jamais vainqueurs si jamais nous nous y aventurons. Ce sont ceux dans lesquels l’enfant sera toujours décisionnaire : son appétit, son tempérament, son caractère etc. Il vaut donc mieux pour nous de lâcher prise totalement sur ces quelques points plutôt que d’entrer dans une guerre dont nous ne sortirons jamais vainqueur, et notre enfant non plus. Parce que chaque conflit mené avec (contre ?) l’enfant détruit un peu la relation d’amour que l’on a construit avec lui.

Il est donc essentiel de la réparer en lui assurant notre amour indéfectible ainsi qu’en passant du temps positif avec lui après chaque dispute. Ca semble tellement simple, tellement évident, et pourtant nous avons tous tendance à l’oublier.

J’ai aimé : la nouvelle perspective donnée des rapports de force par l’auteure. C’est un livre très complet. Il explore toutes les pistes et nous guide en illustrant ses propos par des exemples pertinents.

Je n’ai pas aimé : certains passages un peu longuets et redondants.

Ce livre m’a apporté : de poser une vision tout à fait différente sur les batailles qui peuvent se déclencher au sein de ma famille de temps à autre. J’ai la sensation de mieux comprendre mes enfants et de pouvoir faire face aux conflits d’intérêt beaucoup mieux armée.

Je le conseillerais : à toutes personnes ayant du mal à régler une dispute revenant constamment ; à des personnes ayant déjà mis un pied dans la parentalité positive et souhaitant aller plus loin dans la compréhension de leur enfant.

« L’autorité sans fessées » d’Edwige Antier

Dans ce blog, il n’y aura pas seulement des messages légers et des anecdotes de vie.

Je vais aussi vous conseiller quelques livres « éducation », quelques albums pour enfants aussi. Je vais vous proposer quelques astuces de maman (la semaine prochaine : comment réaliser une belle décoration en chocolat pour vos gâteaux) et des activités simples pour occuper vos enfants.

J’espère que cela vous plaira tout autant.

Et donc aujourd’hui, je vais vous parler de ce livre : « L’autorité sans fessées » écrit par la pédiatre et députée Edwige Antier.

Vous avez tous entendu parler de la loi anti-fessées ces derniers mois. Vous êtes peut-être pour, peut-être contre. Ou peut-être vous interrogez vous encore. Ce livre est fait pour vous si vous vous posez ces questions : qu’est-ce que la loi peut bien changer ? N’est-ce pas nous priver de notre autorité légitime vis à vis de nos enfants ? Comment exercer notre autorité de parents sans la sacro-sainte fessée ?

L’auteure de ce livre est l’une des plus ferventes défenseuses de la loi dans notre pays. Pour elle, elle est vraiment essentielle pour protéger les enfants et démontrer aux jeunes parents que oui, il est possible de bien élever (et même mieux élever) ses enfants sans fessées contrairement à la croyance populaire.

Elle nous expose donc dans ce livre ce point de vue, basé sur ses années de pédiatre, et ses arguments sont loin d’être vides de sens ou utopiques comme certains aiment à le croire.

Elle nous propose aussi de façon plus pratique et concrète pleins d’astuces pour nous aider dans le quotidien avec nos enfants. Sans jamais avoir recours aux châtiments corporels.

Le livre est découpé en tranches d’âge. De la naissance à l’adolescence.

Pour chaque âge plusieurs anecdotes nous sont racontées. D’abord du point de vue du parent, puis de celui de l’enfant, et enfin du point de vue du pédiatre. Ces anecdotes du quotidien pour illustrer l’évolution de l’enfant et son point de vue sont claires, très faciles à lire et parleront à de nombreux parents. Elles nous donnent de vraies pistes pour éduquer nos chères têtes blondes en nous amenant à faire preuve de plus d’empathie et de compréhension.

S’il y avait une règle à retenir dans ce livre, ce serait de toujours prendre le temps d’écouter nos enfants dans le pourquoi de leurs « bêtises », de nous souvenir qu’ils sont des enfants et n’ont pas le même raisonnement que nous. Et rien que pour nous reconnecter au ressenti de nos enfants, cela vaut le coup de le lire.

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J’ai aimé : le découpage par âge, facile à lire et idéal pour relire. J’ai aussi apprécié la mise en évidence des différences de point de vue entre l’enfant et l’adulte. C’est idéal pour nous aider à relativiser les petites (ou moins petites) « bêtises » d’apprentissage que nos enfants feront tout au long de leur développement et nous rappeler qu’à chaque instant nous devons essayer d’écouter d’abord notre enfant avant de juger son comportement.

Je n’ai pas aimé : le rappel constant à la loi peut être dérangeant pour certains parents qui liront l’ouvrage. Et le bouquin est très léger par rapport à d’autres sur le thème de la parentalité bienveillante, cela va sans dire.

Ce que ce livre m’a apporté : La vérité, c’est que je n’ai pas appris grand-chose en lisant ce bouquin compte tenu de mes lectures précédentes. Mais une piqûre de rappel ne fait jamais de mal.

A qui conseillerais-je ce livre ? : A tous ceux qui sont dubitatifs sur la mise en application de la loi anti-fessées, et à tous ceux qui aimeraient faire un pas vers une parentalité sans violence.